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Les véroniques

Les botanistes chevronnés adorent déterminer les véroniques (Veronica ssp) rares, les autres apprécient la fleur… Certaines identifications sont difficiles, les différentes espèces étant nombreuses et parfois proches morphologiquement. Le genre Veronica regroupe environ 200 espèces, dont plus d’une quarantaine en France et plus d’une vingtaine en Ile de France.

Nous nous proposons ici d’apprendre à reconnaitre facilement sept  véroniques, parmi les  plus communes d’Ile de France.

1 Les véroniques

Le nom : Le nom français vient directement du nom scientifique Veronica, contraction de vera iconica, la vraie image, en référence à la légende de Sainte Véronique qui donna son voile au Christ pour qu’il s’essuie le front ; lorsque le Christ lui rendit, l’image de son visage apparut miraculeusement sur le voile:  les botanistes ont vu dans les deux étamines, l’intensité du regard du Sauveur.

La plante : Les véroniques sont le plus souvent des plantes rampantes, à petites fleurs bleues, le plus souvent formées de 4 sépales (parfois 5), 4 pétales dont souvent un plus petit et plus clair que les autres, 2 étamines et un ovaire supère. Ces fleurs peuvent être en grappe ou insérée par 1 ou 2 à l’aisselle des feuilles.

2 Une clé pour sept espèces  communes en Ile de France

 Veronica arvensis – Véronique des champs
Veronica chamaedrys – Véronique petit chêne
Veronica hederifolia – Véronique à feuille de lierre
Veronica officinalis – Véronique officinale
Veronica persica – Véronique de Perse
Veronica polita – Véronique à feuilles luisantes
Veronica serpyllifolia – Véronique à feuilles de serpolet

 

3 Les usages des véroniques

Les véroniques agrémentent nos promenades et alimentent la curiosité des botanistes. La véronique de Perse arrivée en France à la fin du XVIIIème siècle est devenue très commune sur les bords des chemins et dans les jardins où elle est parfois cultivée pour ses qualités ornementales.

La véronique officinale,  fut aussi nommée « thé d’Europe », et elle faisait partie d’un mélange vulnéraire  du codex de 1949, le « thé suisse », qui regroupait une quinzaine d’espèces. Selon Pierre Lieutaghi  la véronique officinale est « un de ses simples portés au pinacle dans les siècles précédents et à peine usité de nos jours ». Ses propriétés sont effectivement assez limitée, elle peut améliorer la digestion… surtout si y ajoute de la mélisse.

 

4 Illustration des sept véroniques

Veronica chamaedrys – Véronique petit chêne: fleurs en grappe, feuilles allongées, 2 lignes de poils sur les tiges

 


Veronica officinalis – Véronique officinale : Fleurs en grappe bleues roses ou lilas  feuilles ovales très dentées

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Veronica arvensis – Véronique des champs – Inflorescence en grappe  terminale marquée surtout dans le haut de la plante

 


 

Veronica hederifolia – Véronique à feuille de lierre : fleur solitaire à l’aisselle des bractées, feuilles de 3 à 7 lobes, lobe médian plus large

 


 

Veronica persica – Véronique de Perse : fleur solitaire à l’aisselle des bractées, corolle de 8 à 15 mm, fruit à deux lobes très divergents sur long pédoncule

 


 

Veronica polita – Véronique à feuilles luisantes : fleur solitaire à l’aisselle des bractées, long pédicelle fructifère, capsule avec poils glanduleux

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Veronica serpyllifolia – Véronique à feuilles de serpolet : fleurs solitaires à l’aisselle des bractées, plante à rhizome, fleurs veinées de bleu